Maud Juvigny-Khenafou, étudiante et entrepreneure

13 juillet 2017

Portrait de Maud Juvigny-KhenafouFaire preuve de créativité, innover, gagner en autonomie, sont autant de compétences développées lors de la formation à l’ECPM. Avec les modules « ECPM’Innov » et « Être entreprenant », l’entrepreneuriat prend une place importante dans l’emploi du temps des futurs ingénieurs.

Maud Juvigny-Khenafou, élève en 2A dans la spécialité "Matériaux de fonction et nanosciences", a choisi de s'ouvrir sur le monde de l'entrepreneuriat, en bénéficiant cette année, du statut étudiant-entrepreneur qui lui permet de mener de front vie étudiante et projet innovant. Son observation des éléments qui l'entourent et sa curiosité, l'amènent à réfléchir et imaginer des idées, des objets, des concepts qu'elle note sur un carnet ou exprime à ses proches. Lorsqu'en juin 2016 elle découvre, grâce à une publicité diffusée sur le réseau social Facebook, le dispositif étudiant-entrepreneur, la jeune femme se lance dans l'aventure, avec en perspective de se construire soi-même un avenir professionnel.

Elle a accepté de nous en dire plus sur ce dispositif mis en place en 2015 et ouvert aux étudiants de moins de 28 ans après acceptation de leur dossier par un PEPITE (pôles étudiants pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat).

Comment avez-vous connu le statut étudiant-entrepreneur ?

En 2016, grâce à une publicité sur Facebook, j’ai eu connaissance  de ce nouveau dispositif promu par le gouvernement. J’ai choisi de développer le projet sur lequel je pouvais combiner les compétences acquises durant mes études d’ingénieur chimiste et mes hobbies. L’idée repose sur l’application des nouvelles technologies dans le domaine du sport.

Quels sont les avantages du statut étudiant-entrepreneur ?

La reconnaissance officielle de cette démarche d’entrepreneuriat est, à mon sens, le premier avantage que confère le statut. Par ailleurs, l’encadrement par le PEPITE ETENA apporte une aide et un soutien pour le développement des projets. Le statut permet également de réaliser son stage sur son projet et de disposer d’un espace de co-working.

Bénéficiez-vous d’un accompagnement particulier ?

Nous sommes suivis par les membres du PEPITE ETENA, en particulier Antony Latour, Hassania Sebti et Irène Iervolino. Ils nous proposent des ateliers pour travailler sur des thématiques comme la rédaction d’un business plan, les stratégies à adopter pour la levée de fonds … Par ailleurs, nous sommes invités à divers événements dans l’année : afterworks, start-up week-end, salon des entrepreneurs etc.

Un système de tutorat est également mis en place afin d’accompagner l’étudiant dans sa démarche de développement. Je n’ai pas utilisé ce dispositif car j’ai préféré élaborer la partie technique avec Patrick Filizian lors du module ECPM’Innov.

Etes-vous inscrite en parallèle au diplôme « étudiant-entrepreneur (D2E) » ?

Je n’ai pas pu m’inscrire au D2E car les membres du jury du PEPITE estimaient que ce serait compliqué de combiner cette composante à celle du diplôme d’ingénieur de l’ECPM.

Avez-vous eu des aménagements horaires pour vous permettre de mener de front vos deux activités ?

Je n’ai pas eu besoin d’aménagements horaires spécifiques cette année. Véronique Hubscher, directrice des études, m’a proposé d’intégrer mon projet au module d’enseignement « Concevoir et innover collectivement ».

Où en êtes-vous de la création de votre entreprise ?

À ce jour, l’entreprise est loin d’être créée. En effet, mes connaissances, mes compétences et mon expérience ne sont pas suffisantes pour gérer une entreprise actuellement. C’est une voie difficile dans laquelle il faut prendre le temps d’anticiper les aléas qui peuvent se présenter : nouveau concurrent, manque de fonds, manque de cohésion de l’équipe, échec des tests de normes. Tout ceci demande du temps et de la réflexion, surtout pour quelqu’un de novice.

Cette année il s’agissait surtout de s’assurer qu’il existe une demande et un marché assez important pour le produit développé. J’ai donc réalisé une étude afin d’estimer le potentiel. Les parties techniques ont été revues et améliorées. Enfin, tous les éléments du business plan ont été rassemblés : cahier des charges avancé avec toutes les spécificités techniques, stratégie de levée de fonds (concours crowdfunding), évolution de la société, évolution de l’équipe et stratégie de communication.

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