Sarah Lennon

Sarah LennonIngénieure diplômée de l’ECPM (École européenne de chimie, polymères et matériaux de Strasbourg) et docteur en chimie analytique de l’Université de Strasbourg, Sarah Lennon est chargée de démontrer les capacités des spectromètres de masse fabriqués par la multinationale Waters.

En quoi consiste votre métier ?

Waters emploie 5400 personnes dans le monde, dont 500 à Manchester, où je travaille. Dans l’équipe « analyse de protéines », je montre aux clients les capacités et les possibilités des spectromètres de masse que nous fabriquons. Nos clients sont les laboratoires de recherche des universités, les entreprises, les groupes pharmaceutiques. Ils nous envoient des échantillons que nous analysons pour obtenir les meilleurs résultats et les convaincre. A côté de cela, je forme aussi les clients à l’utilisation des appareils. Le spectromètre de masse permet de détecter et d’identifier les molécules, par exemple, des biomarqueurs en médecine ou des pesticides dans des échantillons d’eau.

Quel est votre parcours à l’Université ?

Après le bac, j’ai choisi la chimie parce que je voulais synthétiser des médicaments. J’ai étudié à l’ECPM de 2006 à 2010. En dernière année, j’ai suivi en parallèle le master de chimie analytique à la Faculté de Chimie. J’ai effectué mon stage au Laboratoire de spectrométrie de masse bio-organique (LSMBO) de l’IPHC à Strasbourg. C’est ce qui m’a donné envie de poursuivre en thèse, dans ce même laboratoire. Mes travaux consistaient à rechercher des biomarqueurs caractéristiques de différents cancers. J’ai passé quatre ans à travailler sur les machines dont je fais la démonstration aujourd’hui. Ma directrice de thèse, Sarah Cianferani, m’a parlé de ce poste. J’ai débuté en juin 2014 et soutenu ma thèse en septembre.

Que retenez-vous de vos études à l’Université ?

L’ECPM m’a apporté une bonne culture générale en chimie, c’est une école très ouverte à l’international. Nous avions des cours d’anglais et d’allemand et nous devions réaliser un de nos stages à l’étranger. Ces sont les stages qui m’ont le plus marquée. Ils donnent une ouverture d’esprit et l’occasion d’appliquer ce que l’on a appris. A l’étranger, il fallait apprendre à se débrouiller seul.

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